Ce sont les partis politiques qui gèrent le capitalisme
Le 13 octobre aura lieu le « State of the Union », la déclaration de politique générale du gouvernement. Ce jour-là, la tradition veut que chaque gouvernement fédéral annonce ses attaques contre la classe ouvrière et consacre, dans un accord budgétaire, le transfert aux capitalistes de la richesse que nous produisons.
Tous les partis, de gauche à droite, et même les dirigeants syndicaux, s’accordent à dire que le « problème budgétaire » doit être résolu. Ce qui signifie que l’arbre du capitalisme, atteint d’une maladie incurable, doit une fois de plus être élagué.
Aucun gouvernement ni aucun parti, de gauche comme de droite, ne songe jamais à déraciner l’arbre tout entier. Ils ne sont en réalité rien d’autre que ses gardiens.
Opposez les projets du gouvernement !
Il est clair pour la classe ouvrière que la crise économique, le déficit budgétaire et la dette colossale ne sont pas le fait de la classe ouvrière, mais des capitalistes, des banques et de l’État bourgeois, alors que les profits continuent de couler dans leurs poches. La classe ouvrière ne doit pas payer un centime !
C’est pourquoi nous soutenons l’intensification des grèves pour la protection de notre sécurité sociale, de nos salaires, de nos allocations et de nos retraites, de nos services publics et de notre bien-être quotidien. Contre le gouvernement fédéral, mais aussi contre les attaques menées dans les régions. Nous avons besoin de plus d’une journée d’action.
Pourtant, après chaque action, la direction syndicale reste réticente. Alors que la situation ne cesse de se détériorer sur nos lieux de travail et que la grève s’impose comme une nécessité, les dirigeants syndicaux subordonnent les grèves aux négociations avec ceux qui veulent nous plumer.
Pas bricoler, à bas le capitalisme!
Mais tant que nous laisserons de côté le cœur du problème, à savoir le pouvoir des capitalistes sur notre économie et notre politique, le capitalisme continuera à engendrer des crises économiques, des catastrophes climatiques et la guerre. Notre réponse est la suivante : pas bricoler ! Il n’est pas dans l’intérêt de la classe ouvrière de se préoccuper de la comptabilité du capitalisme. Lorsque cet arbre ne produit plus que des fruits empoisonnés, il est nécessaire de complètement déraciner
Il est dans notre intérêt d’unir la lutte contre nos exploiteurs dans toutes les entreprises et tous les secteurs, dans chaque région et tous les pays du monde, contre les sources de leur pouvoir :
- Contre les profits des patrons, augmentation des salaires dans chaque entreprise !
- Contre le pillage de la classe ouvrière, que les capitalistes paient la totalité de la facture !
- Contre la militarisation, la jeunesse refuse de mourir pour leurs guerres !
- Contre leur organisation internationale, la Belgique hors de l’UE et de l’OTAN !
- Contre leurs partis et leurs gouvernements, pour l’organisation de la classe ouvrière !
Construisons ensemble avec la JCB
Renforçons les Jeunes Communistes ! Nous organisons un avenir d’espoir et de prospérité, pour une économie planifiée qui mette à profit toute la richesse et le progrès technologique au service des besoins de chacun d’entre nous, jeunes et moins jeunes.
Cela ne peut se faire que grâce à la contre-puissance organisée par la classe ouvrière et de sa jeunesse. Ensemble, nous devons déraciner le capitalisme et planter à sa place un nouvel arbre dont toutes les générations futures pourront cueillir les fruits sucrés. Un arbre géré collectivement et dont les fruits seront répartis selon les besoins de chacun.
C’est cela, le socialisme-communisme !
C’est aux capitalistes de payer la facture : 100 milliards d’euros !
Pour s’être gavés d’un festin composé de la richesse de la classe ouvrière, de la splendeur de la nature et de l’avenir de la jeunesse, nous, les Jeunes Communistes de Belgique, présentons la facture suivante aux capitalistes:
| Mesure | Recettes |
|---|---|
| Supprimer les aides aux entreprises | 50 milliards d’euros par an |
| Démilitariser | 12 milliards d’euros par an |
| Rétablir l’impôt sur les sociétés à 48 % | Plus de 20 milliards d’euros par an |
| Rétablir les cotisations patronales | Plus de 25 milliards d’euros par an |
| Facture à payer à la classe ouvrière : | Plus de 107 milliards d’euros par an |
Pour avoir provoqué des crises économiques, des catastrophes climatiques et une guerre mondiale imminente pour la classe ouvrière et sa jeunesse, la classe capitaliste se voit infliger une amende d’un montant équivalent à… toute sa richesse et tout son capital !
(À remettre à la classe ouvrière dans un délai de 7 jours ouvrables. Sous peine de la confiscation des iPhones et des brosses à dents.)
