Six ouvriers ont trouvé la mort sur un chantier en Belgique : le mythe d’un État « juste » et avancé au sein de l’UE capitaliste s’effondre.
Six ouvriers ont trouvé la mort et deux autres ont été brûlés lors d’un accident du travail survenu dans le luxueux immeuble OXY, situé au centre de Bruxelles et actuellement en rénovation. Les ouvriers ont péri de manière atroce dans un ascenseur de l’immeuble.
L’incendie – dont la cause exacte fait encore l’objet d’une enquête – s’est propagé à une vitesse fulgurante. Ce n’est que par hasard qu’il n’y a pas eu d’autres victimes parmi les 250 ouvriers qui travaillaient dans le bâtiment à ce moment-là.
Les syndicats belges mettent en garde depuis longtemps contre la multitude de formes de contrats et de sous-traitance qui dominent le secteur de la construction. Ils dénoncent également les fausses déclarations d’« indépendance », qui visent à décharger les employeurs de leur responsabilité en matière de sécurité des travailleurs.
C’est précisément pour ces raisons que de nombreuses questions restent sans réponse concernant la formation des ouvriers, le statut sous lequel ils travaillaient et l’aptitude des ascenseurs à transporter des personnes plutôt que des marchandises exclusivement.
Ce dernier incident en Belgique, où une cinquantaine de travailleurs perdent la vie chaque année, constitue un maillon supplémentaire dans la chaîne des accidents du travail dans les pays de l’UE. Il est le résultat de la même politique qui a conduit à la mort des travailleuses et travailleurs chez Violanta, à Aspropyrgos, dans le cadre du projet « emblématique » au service des intérêts du capital à Elliniko, et dans tant d’autres lieux.
Selon les chiffres les plus récents, les accidents du travail ont fait 3 298 victimes dans les pays de l’UE. À lui seul, le secteur du bâtiment représentait 24 % de l’ensemble des accidents du travail mortels.
Cette réalité implacable démolit sans ménagement le discours sur les « droits du travail garantis » et l’État de droit dont les travailleurs des « pays avancés de l’UE » seraient soi-disant bénéficiaires. On tente ainsi de dissimuler le fait que la politique antipopulaire du gouvernement de la Nea Dimokratia (Nouvelle Démocratie) est également la politique de l’UE : une politique au service des profits capitalistes, à laquelle adhèrent tant les « nouveaux » sauveurs qui ne cessent d’apparaître que les « anciens » sauveurs autoproclamés, et qu’ils s’engagent à poursuivre.
C’est le résultat d’une politique qui place le profit au centre et du « principe sacré » du rapport coûts-bénéfices, auquel se plient tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique. Pour garantir les profits des monopoles, ils transposent des directives monstrueuses dans la législation.
Mais nous, les travailleurs, savons bien que ce n’est pas vrai. Deux mondes s’opposent : si le peuple veut gagner, c’est le capital qui doit perdre.
15/7/2026
- Parti Communiste de Grèce (KKE) – Belgique
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