Le dimanche 10 mai, nous avons commémoré la victoire sur l’Allemagne nazie au fort de Breendonk. Cette journée était placée sous le signe des courageuses femmes de la Résistance qui ont lutté contre l’occupant nazi, mais aussi de la menace fasciste grandissante qui pèse aujourd’hui sur l’Europe.
La commémoration a réuni divers syndicats et organisations de gauche. Nous avons écouté les discours des dirigeants syndicaux sur le rôle des travailleurs dans la lutte antifasciste, ainsi que quelques poèmes sur les dangers de la déshumanisation de l’autre. Nous avons ensuite suivi une visite guidée du fort, où nous avons pu voir de nos propres yeux comment les nazis traitaient les Juifs, les prisonniers politiques et les résistants.

Pendant l’occupation nazie, le fort de Breendonk était un soi-disant « camp d’accueil » dans lequel des résistants et des prisonniers politiques, pour la plupart des communistes, étaient torturés, exécutés et déportés vers des camps de concentration en Allemagne. Sur les quelque 3 600 personnes qui ont séjourné à Breendonk, plus de la moitié ont été assassinées par les nazis. Le bourgmestre de Breendonk et propriétaire de la brasserie Duvel Moortgat, Albert Moortgat, s’est lié d’amitié avec les officiers SS qui séjournaient au fort et a rendu leur séjour très agréable. Un exemple typique de l’alliance entre fascistes et capitalistes.
Nous devons en grande partie la défaite de l’Allemagne nazie au socialisme. L’Armée rouge a détruit la machine de guerre nazie à l’Est tandis que la résistance communiste sabotait les fascistes dans les territoires occupés. Le fascisme resurgit en période de crise économique, inévitables sous le capitalisme. Seul le socialisme peut offrir une alternative à la barbarie qu’entraîne le capitalisme !


