Déclaration de la Commission Internationale de la JCB
Le 18 juin 2026, l’Assemblée nationale cubain a adopté un ensemble de 176 réformes qui influenceront indéniablement la trajectoire du pays dans les années à venir. Début juillet, le Conseil des ministres cubain a également examiné un plan par étapes pour la mise en œuvre de ces réformes.
Ce paquet comprend des mesures de grande envergure, notamment la suppression de la limite de 100 salariés par entreprise privée, la suppression du monopole d’État sur le commerce extérieur, l’ouverture du secteur financier aux capitaux privés et la décentralisation des entreprises d’État. Le contrôle des prix sera considérablement assoupli, les investissements étrangers seront facilités pour les entreprises et les entreprises d’État socialistes seront transformées en sociétés anonymes. De telles mesures avaient déjà été introduites lors du 6e Congrès du PCC en 2011, mais les nouvelles décisions constituent un grand pas en avant.
Le blocus quasi génocidaire renforcé par l’administration Trump, la fin de l’aide provenant d’autres pays d’Amérique latine comme le Venezuela et le recul du tourisme dû à la pandémie ont tous contribué à une situation économique désastreuse dans le pays. Cuba ne dispose pas elle-même de l’industrie et des matières premières nécessaires pour contourner le blocus, et a donc besoin d’une orientation plus adaptée aux circonstances actuelles.
Le problème apparaît clairement lorsque l’on examine la justification de ces mesures par les dirigeants cubains. On y fait référence à l’affirmation de Raúl Castro selon laquelle le socialisme a justement besoin du marché ; le président Díaz-Canel parle quant à lui de « perfectionner le socialisme » grâce à ces mesures. Le JCB considère ces opinions comme extrêmement dangereuses. Cela nous rappelle le slogan infâme de la glasnost et de la perestroïka : « Plus de démocratie, plus de socialisme ! ».
Si l’on ajoute à cela le caractère radical de mesures telles que l’abandon du monopole d’État sur le commerce extérieur, il apparaît clairement qu’il ne s’agit pas seulement d’un recul tactique pour la Révolution cubaine, mais d’un revirement stratégique radical. L’affaiblissement du contrôle de l’État sur l’économie et l’assimilation des lois du capitalisme à celles du socialisme ne peuvent que représenter un grand danger pour la Révolution cubaine. Bien que la situation cubaine semble bien plus désespérée, cette voie peut être comparée à celle empruntée par Gorbatchev en Union soviétique et par Deng Xiaoping en République populaire de Chine.
Si l’on ajoute à cela le caractère radical de mesures telles que l’abandon du monopole d’État sur le commerce extérieur, il apparaît clairement qu’il ne s’agit pas seulement d’un recul tactique pour la Révolution cubaine, mais d’un revirement stratégique radical. L’affaiblissement du contrôle de l’État sur l’économie et l’assimilation des lois du capitalisme à celles du socialisme ne peuvent que représenter un grand danger pour la Révolution cubaine. Bien que la situation cubaine semble bien plus désespérée, cette voie peut être comparée à celle empruntée par Gorbatchev en Union soviétique et par Deng Xiaoping en République populaire de Chine.
Malgré tout, la JCB maintient son soutien au peuple cubain et à sa juste révolution. La critique nécessaire de la voie empruntée par le PCC ne signifie pas la fin de l’opposition au blocus ni de la soutien au peuple cubain ! Il devient au contraire plus nécessaire que jamais de mettre fin au blocus avant que Trump & Co. ne puissent creuser la tombe de la révolution cubaine.
Même si le socialisme venait à être démantelé, cela ne signifierait pas la fin de la lutte des classes à Cuba. Les travailleurs et les communistes cubains, main dans la main avec les travailleurs du monde entier, poursuivront la lutte jusqu’à ce que l’exploitation de l’homme soit abolie.
Pour un Cuba socialiste ! Pour la fin du blocus américain !
¡Hasta la victoria siempre !
